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lundi 15 juin 2009

Critique ciné : Terminator Salvation



"I'll be back", qu'il nous avait dit lors du second opus, Judgement Day. Et il était revenu, non pas pour sauver John Connor des griffes de TermiLoken, mais pour le planquer dans un abri anti-atomique histoire de ne pas se manger quelques champignons pas très cools sur le coin du nez.

Et oui, c'est officiel, Skynet nous a foutu sur la tronche. Nous sommes maintenant en 2018 et les T600 (si si) sillonnent le globe, bonsoir.

Sans vouloir trop spoiler, il y a du pas mal, et du très pas top. On va commencer par le pas mal: la réalisation. Bien que devenant très classique dans la seconde partie du film, McG (si si, le réalisateur se nomme ainsi, un cousin de Ronald McDonald's et d'Ali G) propose quelques plans vraiment sympas, notamment la chute de l'hélico au début. Dans l'ensemble ça tient la route de ce côté. On retrouve les très attendues références aux précédents films, allant jusqu'à reproduire certaines scènes (si je vous dis moto, camion, saut, fusil qui se recharge à une main ?), ça fait un clin d'oeil sympa, mais pas une scène mythique.

Les effets sont très bons, bien que la bande annonce du prochain Transformers juste avant la séance laisse penser qu'on peut faire mieux. M'enfin nos amis de métal, ou plus particulièrement leurs vaisseaux, sont réussis.

C'est là que le gros point faible du film se fait sentir : mais où sont donc passées les troupes au sol écrasant des champs de crânes que l'ont voit dans les premiers opus ? Ils faut croire que les Terminators sont plutôt cools : ils se baladent en vaisseau (les fameux Hunter Killer déjà aperçus), sont à moto (les horribles TermiMoto), dans l'eau (les affreux TermiMurène), dans les cieux (TermiSoucoupeVolante). Bref, de nouveaux robots qui ne font pas rêver. Bien moins qu'un T800, dont son plus célèbre représentant nous fera un petit caméo (argh j'en dis trop !).

Dans le même registre "mais où sont donc les troupes au sol", je n'aurais jamais pensé que rentrer en hélicos dans le siège de Skynet et y rester tous moteurs allumés des dizaines de minutes serait si simple... je vous le dis, de vrais feignasses ces tas de boulons !

Il manque donc ce côté humains tentant de survivre face à des machines les traquant. La Résistence dispose de gros moyens, est loin de se cacher dans des terriers, les Terminators ne sont pas très motivés pour les trouver: tout le côté opressant des scènes du futur de James Cameron est passé à la trappe, et c'est fort dommage.

Terminator Salvation est à priori le premier d'une trilogie, on espèrera que la suite sera plus... Cameronesque, au risque de devenir un gros gachis.

mercredi 6 août 2008

Critique BD : A History of Violence

A History of Violence

A History of Violence est une bande dessinée (le terme exact étant plutôt graphic novel) scénarisée par John Wagner (un des créateurs de Judge Dredd) et dessinée par Vince Locke, publiée pour la première fois en 1997.

On nous conte l'histoire de Tom McKenna, gérant du resto-du-coin d'une petite bourgade du Michigan, devenant un héros national en défandant son commerce lors d'un braquage. Cela attire l'attention de mafieux New-Yorkais, notamment l'un d'eux, John Torrino, cherchant un certain Joey.

Bien que niant être Joey lors de sa première rencontre avec Torrino, McKenna devra se démasquer lorsque Torrino reconnaîtra les traits de celui qui l'a défiguré sur le visage de Franck, le fils de McKenna, qu'il prend en otage. McKenna se débarassera des 3 mafieux pour sauver son fils, et expose son passé à sa famille et à la police : il est bien ce Joey qui avec son ami Richie Benedetto a braqué et tué le chef de la mafia new-yorkaise, 20 ans plus tôt.

Mais le meurtre de Torrino sur son lit d'hôpital ne signifie pas le salut de McKenna : un coup de fil dans la nuit, une voix lointaine lui parle : c'est Richie, sensé être mort depuis 20 ans ! Ce dernier est retenu en otage par Lou Manzi, le fils du parrain abattu 20 ans plus tôt. Voulant libérer son ami, McKenna cherche à rencontrer Manzi. Accueilli par les portes flingues de la mafia, il arrivera à se débarasser de quelques uns avant d'être maîtrisé et attaché à côté de Richie, homme-tronc recouvert de cicatrices et de brûlures.

McKenna arrivera à se libérer juste avant que Manzi ne commence à (trop) le torturer, le tuera, et abrègera les souffrances de son ami d'enfance.

Le titre A History of Violence est volontairement ambigü : il peut faire référence à une histoire violente ou à un passé violent, ce qui est le cas de McKenna : ses petits boulots pour la mafia et la volonté de Richie de réussir dans le milieu de la pègre le pousseront à s'impliquer dans un braquage de grande ampleur, en terme d'argent et de meurtres. Une vie de violence pour Richie, dont le frère a été tué lors d'un menu larcin, et qui passera 20 années à être torturé par un sadique nommée Manzi.

Mais c'est surtout une histoire très dense qui, en finalement très peu de temps car le livre se lit très (trop ?) vite, arrive à créer un univers complet. Les personnages principaux (McKenna, Richie, Torrino) n'ont plus de secrets pour le lecteur. Le dessin est volontairement "crayonné", donnant une impression d'instabilité collant parfaitement à l'oeuvre.

Une oeuvre très noire à lire.

A noter que A History of Violence a été adapté au cinéma par John Carpenter en 2005 avec Viggo Mortensen, William Hurt et Ed Harris, suivant fidèlement le début de l'intrigue mais divergeant rapidement (sur Ritchie, principalement).

mardi 5 août 2008

Critique ciné : The Dark Knight

The Dark Knight

On continue la série "du comics au cinéma" avec The Dark Knight de Christopher Nolan, les dernières aventures du Batman nouveau, nouveau segment initié avec Batman Begins. Je ne ferai l'affront à personne de refaire une bio de la célèbre chauve-souris de DC Comics, hein, on la connait tous. Néanmoins, cet article fera sans cesse la comparaison entre The Dark Knight et le Batman de Tim Burton. Pourquoi ? Car tous deux mettent en scène THE méchant de Batmon, le Joker.

Ceci est la version 2 de mon article. Pourquoi donc ? Car j'avais écrit mon premier sur mes souvenirs du premier Batman. Heureusement, ma conscience professionnelle (hum) m'a incité à le regarder avant de publier l'article, et j'ai eu raison.

Disons-le tout de go : c'est un très bon film, mais. Le regretté Heath Ledger est un excellent Joker, c'est vraiment dommage qu'il ne puisse réendosser le rôle (forcément, à 6 pieds sous terre...), quoiqu'avec le maquillage... Bon, cessons cet humour de mauvais goût, la prestation du comédien est excellente, même meilleure que celle de Nicholson à l'époque. Il faut dire que le nouveau Joker met davantage en avant son côté sombre, créant un personnage plus complexe (cf le mystère plannant sur ses cicatrices) que le premier Joker. On y pert un peu son côté cabotin et "artiste" de l'acide. Il reste le coup du crayon magique (absolument génial), ou son déguisement d'infirmière, mais voilà, il manque un petit quelque chose de folie pour qu'à mon goût le personnage soit parfait. Beaucoup de monde (notamment Kevin Smith) poussent pour que Ledger soit oscarisable, je les soutiens à 100%, sa prestation est géniale. Christian Bale se débrouille pas mal en Bruce Wayne, mais sa grosse voix de Batman tranche un peu avec le personnage, je préfère de loin le côté calme et suave d'un Michael Keaton.

Visuellement, la grosse différence entre les deux films concerne l'ambiance. On est dans une grande ville américaine classique, pas dans Gotham City. Les décors sont jolis, high-tech, sympas, mais on est bien loin de l'ambiance gothique tendance steampunk de Burton. Il s'agit je suppose d'un parti-pris du réalisateur : Burton nous place dans le monde de Batman, Nolan met Batman dans notre monde. Après, chaque solution a ses avantages et ses inconvénients : la Gotham de Burton est plus jolie mais devenait vite étriquée (on dirait que la parade se déroule dans une ruelle), les grandes avenues bordées de gratte-ciels sans fin laissant au Batman de Nolan de la place pour faire le show.

L'autre méchant du film, c'est Harvey "Two-Faces" Dent. Il s'agit principalement de sa "naissance" plus que d'être un véritable méchant. Il faudra voir ce que va produire Aaron Eckhart dans le prochain épisode (après tout, on ne sait pas s'il est mort ou pas), car il n'a été que peu exploité en Two-Faces... mais ça va être difficile de faire mieux que le toujours impeccable Tommy Lee Jones, qui avait été excellent dans ce rôle. On devrait avoir un personnage plus sombre, moins cabotin, à la manière du nouveau Joker.

Niveau visuel, du très bon, bien que l'ensemble soit relativement soft dans le côté surenchère (pour un blockbuster d'été, s'entend). Par contre, la bande son pèche par... son absence, je veux dire par là qu'on ne la remarque pas. C'est fort dommage, car elle est pourtant signée par Hans Zimmer. Ah et à ma plus grande joie, on ne devrait plus avoir cette tare d'immonde Batmobile dans le prochain opus !!

Mais surtout, en dehors de l'aspect visible que j'ai évoqué jusque là, il y a le fond. Et là, The Dark Knight est gagnant sur toute la ligne. On commence par un Batman travaillant en collaboration avec la police via notre ami Gordon, un Batman envoyé tel un James Bond "extrader" un ressortissant chinois à Hong-Kong, bref, il est vu comme le super agent secret des USA. Le procureur fédéral Harvey Dent veut nettoyer Gotham de la pègre, Wayne y voit un Chevalier Blanc capable de ramener la paix dans Gotham. Mais seulement voilà, le Joker met à mal le trio justicien Batman/Dent/Gordon notamment en tuant Rachel Dawes (mais si, Katie Holes/Maggie Gyllenhaal, la chérie de Wayne, et celle de Dent maintenant) transformant Dent, le bras de la justice de Gotham, en Two-Faces, se vengeant des flics corrompus et de mafiosi à grands coups de pile ou face et de revolver. C'est ainsi qu'après avoir stoppé Dent notre chauve-souris se portera volontairement comme responsable des actes de Dent afin de Gotham en fasse un héros et ne retombe pas dans sa noirceur. Et Batman de devenir une bête pourchassée sur un monologue de tout frais Commissaire Gordon/Gary Oldman (voir ci-dessous).

Wayne vit une véritable chute aux enfers qui se traduirait par un "et si je faisais plus de mal que de bien" ? Car le dilemme de Batman est là : l'apparition du Joker, employé par les mafia pour tuer Batman, va entraîner la mort de moult citoyens, bien plus que la "simple pègre" n'en aurait fait. Au début du film Batman fait face à de faux Batman voulant l'imiter, et qui finalement se feront zigouiller à la plus grande joie du Joker. Encore des morts sur la conscience. Mais surtout, c'est la "déclaration de complémentarité" du Joker envers Batman qui va lui faire mal : l'un a besoin de l'autre pour exister. Par cela, Batman ne peut pas être le héros de Gotham, il attire la mort.

Alors, faut y aller, faut pas y aller ? Bien sûr qu'il faut y aller ! Cette réinterprétation bien plus sombre des aventures de Batman est réellement enthousiasmante, mais attention, elle n'est pas faite pour tous : le film est vraiment sombre, et ne plaira pas à ceux qui veulent voir un Batman sautillant et tout plein de couleurs façon Joel Schumacher. Mais rien que pour l'interprétation de Ledger, ça vaut le coup !

Sur ce, je vous laisse sur le monologue final du commissaire Gordon :

"He's the hero that Gotham deserves, but not the one it needs right now... And so we'll hunt him... Because he can take it... Because he's not a hero... He's a silent guardian, a watchful protector... A Dark Knight."

The Dark Knight (2008)
Réalisé par Christopher Nolan
Avec Christant Bale, Michael Caine, Heath Ledger, Maggie Gyllenhall, Morgan Freeman, Gary Oldman et Aaron Eckhart.

mardi 27 mai 2008

Critique ciné : The Toxic Avenger

The Toxic Avenger

En marge des derniers blockbusters dont j'ai fait la critique récemment, il y a un monde totalement opposé, celui de la série Z. Budgets ridicules, effets spéciaux en carton pâte, acteurs au mieux mauvais, on a tous les ingrédients pour un bon nanard.

Mais de temps en temps on tombe sur quelque chose qui finalement vaut le coup : un réalisateur inspiré qui fait bosser les copains avant de percer à Hollywood (Robert Rodriguez et son Mariachi au budget faramineux de... 7500$), ou encore une boîte de production visant délibérément la carte du nanard qui s'assume. C'est le cas de Troma Entertainment, compagnie de production américaine fondée et dirigée par Lloyd Kaufman et Michael Herz qui se spécialise dans le gore/trash/Z.

Cette société de production, devenue culte pour les amateurs de cinéma alternatif, assume complètement son côté nanard, et justement en joue : on se retrouve donc avec des ovnis cinématographiques tellement mauvais qu'ils en deviennent agréables à regarder car volontairement mauvais. A condition, bien sûr, de ne rien avoir contre les montres toxiques (grande récurrente de la Troma, passant dans beaucoup de ses films un message écologique), les démembrements, les mutilations, les écrasages de tête et un léger érotisme (les traditionnels plans-nichons) !

Le petit chef d'oeuvre de la Troma, c'est The Toxic Avenger, réalisé par Kaufman et Herz. Il nous relate l'histoire de Melvin, technicien de surface un peu noeud-noeud du club de gym de Tromaville. Suite à une mauvaise blague de la bande de Bozo qui ne supporte pas Melvin, ce dernier plonge dans un baril de produits toxiques. Il mute alors et devient un colosse difforme mais éprit de justice nettoyant la ville de ses bandits à coups de serpillère...

Au milieu de tout cela, notre ami Toxie trouvera l'amour auprès d'un jeune aveugle aussi jolie que mauvaise actrice dans des scènes d'un ridicule à tout épreuve (Toxie faire rire sa copine, aveugle donc, en mettant des cônes de chantier sur sa tête, le ciment qui tombe sur la tête des voisins du dessous de Toxie lors de leurs ébats... Toxie habite dans une caravane), mais ce sont justement ses défauts qui font paradoxalement la qualité du film.

Au final, Toxie se vengera du groupe qui l'a transformé, rendra la paix à la ville et se débarrassera du maire corrompu et pollueur pour finir acclamé par toute la communauté.

Je ne vais pas m'apesantir sur la faiblesse du scénario et ses contresens, le jeu affligeant des comédiens, les musiques bas de gamme, c'est voulu ! Malgré tout cela, les personnages sont attachants, on a vraiment envie de connaître le sort de Toxie et de sa chérie, et les maquillages sont plutôt bons. Bref, The Toxic Avenger réussit son pari, le film est une réussite dans sa médiocrité !

The Toxic Avenger aura 3 autres suites, deux directes de moins bonne qualité, et un quatrième volet plus récent. Nous verrons tout cela dans une prochaine critique !

The Toxic Avenger (1985)
Réalisation : Lloyd Kaufman et Michael Herz
Avec Mitch Cohen, Mark Torgl, Andree Maranda, Pat Ryan Jr.

dimanche 25 mai 2008

Critique ciné : Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

LA sortie cinéma de l'année ! 19 ans après La Dernière Croisade, Henry "Indiana" Jones Jr revient dans de nouvelles aventures ! En tant que très grand fan des trois premiers épisodes, je ne pouvais manquer cela. La triplette Spielberg-Lucas-Ford remet donc le couvert, les cheveux grisonnants en plus.

Attention, spoilers inside !

L'histoire nous place en 1957, soit... 19 ans après La Dernière Croisade. La seconde guerre mondiale est passée par là, les communistes ont remplacé les nazis, mais leurs ambitions de domination sont toujours les mêmes. Direction le NEVADA pour l'introduction du film, dans la Zone 51 pour être plus précis... les amateurs d'X-Files ont levé un sourcil d'intérêt, les historiens de l'armement aussi. Et ils ont raison, nos amis du KGB dirigés par Irina Spalko (Cate Blanchett, que définitivement je n'arriverai jamais à apprécier) viennent ni plus ni moins que pour dérober un corps extra-terrestre entreposé (Roswell, toussa...) avec l'aide d'un Indy fait prisonnier, mais qui finalement s'en échappera non sans avoir malencontreusement déclenché un essai nucléaire, dont il evitera les effets dévastateurs en s'enfermant dans un frigo plombé.

Oui, ça fait beaucoup pour une scène d'intro :D Mais elle a le mérite d'annoncer la couleur du film : presque 20 ans ont passé, et dans le film et dans le "monde réel", beaucoup de choses ont changé des deux côtés. Il ne faut donc pas s'attendre à un remake des premiers Indy, c'est bel et bien dans cette optique qu'il faut aborder le film. En tout cas, j'ai bien aimé cette intoduction malgré son côté un peu "too much" (le vol du frigo....).

Bref, Indy, soupçonné de collusion avec l'ennemi et mis à pied de son rôle d'enseignant, reçoit la visite d'un certain Mutt Williams (Shia LaBeouf, notamment vu dans Transformers), jeune greaser en Harley Davidson, lui demandant de l'aide pour retrouver Oxley, son profeseur et ancien ami d'Indy, et sa mère, disparus au Pérou lors de ses études au sujet du conquistador Francisco de Orellana et d'un mystérieux crâne de crystal. Et voilà notre duo, au passage poursuivi par le KGB, s'envolant pour l'Amérique du sud...

Je ne vais pas raconter l'intégralité du film, ce n'est pas le but, mais je vais revenir sur quelques scènes. Tout d'abord, la visite de la tombe de Francisco de Orellana : où sont les pièges ? les flèches ? les murs qui s'effondrent ? Pour un endroit renfermant une relique extraterrestre (rien que ça !), rien qu'un gardien-empoisonneur-yamakasi... C'est léger... Une grotte secrète renfermant un trésor se DOIT d'être piégée !

Idem en ce qui concerne la Zone 51 : 4 militaires au total.

Amazonie : Indy et Mutt sont faits prisonniers par Spalko et retrouvent Oxsley, devenu fou pour être trop longtemps resté avec le crâne extraterrestre, et la mère de Mutt qui n'est autre que... Marion des Aventuriers de l'arche perdue ! Ancien amour d'Indy, Mutt a une vingtaine d'année, je ne rentre pas dans les détails :D

Après une tentative d'évasion ratée et de sauvetage à coup de serpent ("say it's a rope !"), on a finalement droit à une excellente course-poursuite en pleine jungle. Ca se bat, ça saute de jeep en jeep, cette scène est de loin la meilleure du film, et certainement la meilleure poursuite de la franchise. Le petit Mutt prend un peu la place de Papa pour les acrobaties, après tout il n'est plus tout jeune Indy. Hélas, l'ensemble est un peu gâché par le même Mutt nous faisant un remake de Tarzan à passer de lianes en lianes pour atterrir pile poil dans la bonne voiture.

Enfin, la scène finale, dans la "tombe" des extraterrestres. Pour moi la déception du film : pleine de clichés (le trésor est la connaissance), effets spéciaux pas tip-top, mais surtout AUCUNE intensité dramatique : on ne vit pas la scène, on la regarde, réellement. On est donc très loin de la fin de La Dernière Croisade qui est selon moi une des références : on tremble pour Indy. Là, non, rien.

Alors, comment juger ce film... Disons qu'il ferait un bon Indy 1 : les ingrédients sont là, mais il manque quelque chose pour que la recette passe de bonne à excellente. Je dirais que c'est ce manque d'implication du spectateur : à part la scène d'introduction et la poursuite dans la jungle, je n'ai que regardé le film, je ne l'ai pas vécu. Sensation exacerbée sur la fin, qui ne m'a pas vraiment convaincue.

Pour autant, ce n'est pas un mauvais film : l'esprit cabotin d'Indy est toujours, les répliques humoristiques fuses, les situations rocambolesques sont toujours là, auxquelles s'ajoutent quelques clins d'œil : l'Arche d'alliance dans l'entrepôt, la statue de Marcus Brody, et j'en ai raté surement quelques uns.

Bref, nous avons là un très bon divertissement, mais l'essai n'a pas été totalement transformé par Spielberg : il va falloir faire mieux dans Indiana Jones 5 ! L'absence volontaire de passage de témoin entre Henry Jones Jr et Henry Jones III (scène du Fedora) laissant largement envisager une suite...

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal (2008)
Réalisation : Steven Spielberg
Avec Harrison Ford, Shia LaBeouf, Cate Blanchett et John Hurt

samedi 10 mai 2008

Critique ciné : Iron Man

Iron Man

Petit rappel avant tout : Iron Man est un personnage créé par Stan Lee (X-Men, Les 4 fantastiques,...) pour la Marvel Comics en 1963.

C'est devenu une tradition, chaque année voit débarquer son film sur licence Marvel. Après les moult suites, enfin un peu d'originalité avec Iron Man. J'ai été tout de suite emballé par la bande annonce d'Iron Man : un héros avec un look sympa (ça change des caleçons moulants...), de bons gros effets spéciaux qui en mettent plein les mirettes, et du bon gros Black Sabbath en fond sonore ! Bref, ça promettait du lourd.

On se retrouve avec Tony Stark, dirigeant d'une entreprise de conception d'armes, se faisant enlever sur fond d'AC/DC par un obscur groupe afghan dans le pays du même nom afin de leur construire un missile high-tech. Blessé au coeur, Stark se retrouve avec un pacemaker artisanal option MagLite, et à défaut de missile Stark nous pond une armure pour s'échapper... Rentré au pays, il décide d'arrêter la production d'arme, mais il est bien le seul à qui ça plaise...

Je vais comencer par le gros point noir pour moi de ce film : Tony Stark est tellement génial qu'il rendrait MacGyver maniaco-dépressif attaquant les p'tites vieilles pour se payer sa dose. On dit souvent que MacGyver pourrait contruire une centrale nucléaire avec un trombone, de la ficelle et deux chewing-gum... Enlevez le conditionnel pour Stark, il le peut. Cette "génialitude" permet au film de prendre quelques raccourcis scénaristiques. Heureusement Stark n'est pas infaillible, ce qui réserve quelques passages sympas durant les tests de prototype.

Après... c'est un blockbuster, son but est de divertir, pas de nous offrir un chef d'oeuvre absolu du cinéma. Le scénario se calque sur le schéma habituel (découverte du pouvoir - vie avec ce nouveau pouvoir - arrivée du bad guy - mise en échec du bad guy) agrémenté de quelques pubs Audi... Les amateurs de la R8 vont apprécier. Les effets spéciaux sont de très bonne facture, même s'ils restent moins impressionnants que ceux de Transformers sorti l'été dernier, notre ami d'acier a bonne allure à l'écran. Concernant les musiques, on aurait aimé que le thème de Black Sabbath arrive avant le générique final.

Côté acteur, j'ai été ravi de retrouver Robert Downey Jr, qui commence enfin à rebondir après ses démêlés. Il incarne très justement un Tony Stark plein de charisme avec une pointe d'humour qui ne fait pas de mal. Jeff Bridges, méconnaissable, s'en sort pas mal, mais il n'apparait finalement qu'assez peu. Idem pour Gwyneth Paltrow, que j'ai pour une fois trouvée ravissante.

Bref, un bon divertissement, qui se classe pour moi dans le peloton de tête des films récents sur les super héros (je mets les Batman de Burton hors compétition).


Iron Man (2008)
Réalisation : Jon Favreau
Avec Robert Downey Jr, Terrence Howard, Gwyneth Paltrow et Jeff Bridges
 
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